Essai: Volkswagen Golf GTI - Par Jean-Samuel Guay

Essais

En 1976 naquit la Golf GTI de Volkswagen, une branche qui se veut sportive et qui signifie Gran Touring Injection. J’ai donc eu le plaisir de passer la semaine en compagnie d’une belle Allemande de 35ans, qui a le feu dans les voiles et qui ne fait que s’embellir avec le temps. Fougueuse et mesquine, elle est une voiture qui m’a charmé complètement. N’est-ce pas beau tout ça?

Disponible en version 3 et 5 portes pour le grand plaisir des gens qui ne veulent plus se lever pour faire monter des passagers à bord. De plus, la nouvelle Jetta GLI sera bientôt disponible. Sans être conçue sur la même plateforme (possède sa propre plateforme), elle emprunte le même moteur et sera disponible très prochainement pour satisfaire tous les genres et tous les goûts. La couleur «Rouge Tornade» est une belle représentation de tout l’envoûtement suscité par ma belle Européenne. Ajouté à cela des jantes en alliage «Détroit» de 18 pouces, qui sont propres à la GTI. Elles évoquent d’ailleurs le tranchant d’une hache médiévale. Ces jantes ne seraient belles sur aucune autre voiture que celle-ci. N’allez donc pas faire l’erreur de les mettre ailleurs ! Arrêtez-vous immédiatement si c’est ce que vous faisiez avant de lire ceci.

L’intérieur est...ordinaire, bien conçu certes, mais ordinaire. Comme un livre avec une belle pochette, une histoire hallucinante avec du papier qui donne des ampoules… Malheureusement, il y a aussi la fameuse roulette pour ajuster le dossier qui est à la même hauteur que la ceinture, donc difficilement accessible et très embêtant à utiliser. Le banc manque aussi de modes d’ajustements, c’est quand même dommage parce que je n’ai pas réussi à atteindre la position de conduite parfaite. Ce n’est pas grave, mais c’est décevant. Le volant est sportif, large et inspirant. Les cadrans sont clairs et bien proportionnés ce qui demeure, au somme toute, la seule chose que vous regarderez lorsque vous conduirez.

Une seule motorisation pour la GTI, le moteur de 2.0L munit d’un turbo et qui est une merveille mécanique, on le retrouve dans la grande majorité des produits Volkswagen, mais aussi dans quelques modèles Audi. C’est un moteur formidable qui gardera votre flux d’adrénaline bien constant. Transmission manuelle à 6 rapports, douce et soyeuse. L’embrayage ne vous contredira jamais et se contentera d’acquiescer à toutes vos demandes. Si vous avez le pied gauche fatigué, vous pouvez toujours vous orienter vers la boîte automatique DSG (Direct Shift Gearbox) qui est l’équivalent de la «Twin Clutch» de Mitsubishi. Heureusement, car ça ne vaut pas la peine d’avoir un mode manuel sans des changements ultrarapides.

Comme toutes les Allemandes de 35ans que j’ai fréquentées durant une semaine, celle-ci m’a brisé le cœur lors de son départ. Ils durent utiliser des pinces pour m’enlever les clés et je pense à elle tout le temps. J’aurais pu passer ma vie avec elle, mais nos destinées nous ont séparés. Je ne t’oublierai jamais, Golf GTI rouge «tornade» et tu peux m’appeler quand tu veux, je te ferai une place dans mon garage.

Jean-Samuel Guay
Chroniqueur Automobile
Babu, Marcotte & Associés