Essai: Subaru Legacy 2012 - Par Jean-Samuel Guay

Essais

La Subaru Legacy en est à sa 4e génération depuis le tout premier modèle qui vit le jour en 1989. La même année où Justin Hoffman remporta l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Rain Man! Aucun rapprochement possible entre les deux mais il y aura peut-être un admirateur de Dustin Hoffman qui ira s’acheter une Legacy après avoir lu mon texte. Donc, traduit en français, Legacy signifie Héritage et Dieu merci, ils ont conservé le nom anglais qui est plutôt plaisant à dire. Siégeant dans la catégorie des intermédiaires, où la lutte est très chaude, nous avons affaire à un véhicule épatant aux nombreuses versions pour cajoler tous les goûts.

L’extérieur ne fait pas l’unanimité auprès des êtres humains que j’ai croisé. Certains lui reprochent d’être trop balourde ou trop anonyme. Tandis que de mon côté, je la trouve délicieuse. Faut-il vous rappeler que nous sommes dans la catégorie des intermédiaires, donc n’allez pas me dire que la TVR Speed 6 semble plus sportive, vous feriez un vrai fou de vous même. Il faut donc la comparer, pour ne nommer que ceux-ci, à des modèles tels que la Honda Accord, la Ford Fusion, la Kia Optima, etc. Force est d’admettre qu’elle est plus imposante que ces dernières, mais au somme toute, c’est une Subaru bien fière d’elle même. J’aime particulièrement le devant renfrogné qui lui donne un air de méchant dans les films de Steven Siegel. Si vous apercevez une trappe d’air sur le capot, c’est qu’il s’agit du modèle 2.5GT et elle devient encore plus méchante ! Je vous concède que les bas de caisse sont trop insistants, tel un beau-frère qui veut vous montrer son nouveau barbecue.

L’avantage de ce dehors spacieux est que vous, grands hommes et grandes femmes de ce monde, n’aurez jamais de difficulté à monter à bord. Ce «à bord» est d’ailleurs bien exécuté sans toutefois me berner avec les imitations faites en plastique des moulures couleur acier. J’imagine que de placer du véritable acier devant le visage des passagers sur le tableau de bord serait quelque chose d’assez problématique lors de l’ouverture des coussins gonflables. C’est donc un bon mélange entre luxe et bon goût avec des couleurs sobres sans être déprimantes. Le micro du système de commandes vocales et Bluetooth est placé juste derrière le volant et ce n’est pas très joli. D’ailleurs ces systèmes de reconnaissance vocale sont complètement inutiles, il faut toujours répéter puis on finit comme Elvis Gratton à s’engueuler avec les commandes. N’essayez pas d’impressionner vos amis, ils se moqueront de vous!

J’ai testé le Forester la semaine dernière en étant plutôt déçu des rendements. J’avais une certaine crainte d’y retrouver les mêmes sensations à bord de la Legacy car partageant le même moteur. Quelle ne fut pas ma surprise que de constater que ce n’est pas du tout la même potion, la boîte de vitesse 6 rapports y est pour beaucoup, tandis qu’il n’y en a que 4 dans le Forester. La suspension est plus acérée, le véhicule a un centre de gravité plus bas et la transmission manuelle est toujours aussi distinctive chez Subaru. Et en supplément, de toutes les transmissions automatiques CVT, celle-ci est la moins emmerdante que j’aie testée. Les versions 2.5 et PZEV d’entrée de gamme sont disponibles avec les 2 boîtes de vitesses. La version GT munie d’un «Tuuurbo» n’est disponible qu’avec une boîte manuelle et la version 3.6R qu’avec la boîte automatique… Quel est votre problème, pourquoi ne pas donner le choix dans tous les cas ? L’équivalent de se rendre chez McDonald et de ne pouvoir prendre que la frite ou que le cheeseburger. Ne sacrez pas violemment, allez à l’église plutôt. Les Subaru sont propulsés par des moteurs à plat au cylindre horizontalement opposés, communément appelés «Boxer» ou en «H». On y retrouve le fameux moteur de 4 cylindres de 2.5 litres aussi offert dans l’Impreza, mais aussi un moteur de 6 cylindres (toujours à plat) de 3.6 litres. Toutes les Subarus naissent avec une transmission intégrale par défaut, pratique l’hiver, complètement inutile l’été.

L’Héritage que nous a laissé Subaru avec sa Legacy est au final un choix très intéressant. Je le dirai toujours, allez l’essayer avant, vous avez de nombreux choix dans cette catégorie et celui-ci demeure l’un des meilleurs. Les prix sont très concurrentiels et vous vous en sortirez en bas de 30 000$, que voulez-vous de plus ? Et pour les admirateurs de Dustin Hoffman, je savais que j’arriverais à vous convaincre.

Nous tenons à remercier Lave-Auto 5 Étoiles qui a participé activement à cet essai routier en s'assurant que le véhicule brille quotidiennement. Pour plus d'informations, contactez Denis Lamontagne:

Jean-Samuel Guay
Chroniqueur Automobile
Babu, Marcotte & Associés